{"id":1529,"date":"2020-09-07T14:16:12","date_gmt":"2020-09-07T12:16:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aveyronline.net\/?p=1529"},"modified":"2020-11-07T14:19:02","modified_gmt":"2020-11-07T13:19:02","slug":"exen-expert-biodiversite-vimenet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aveyronline.net\/index.php\/2020\/09\/07\/exen-expert-biodiversite-vimenet\/","title":{"rendered":"EXEN,<br> l&rsquo;expert de la biodiversit\u00e9 se trouve \u00e0 Vimenet"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Exen-1024x576.jpg\" alt=\"exen, chauve souris\" class=\"wp-image-1531\" title=\"\" srcset=\"https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Exen-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Exen-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Exen-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Exen-696x392.jpg 696w, https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Exen-1068x601.jpg 1068w, https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Exen-747x420.jpg 747w, https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Exen.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Qui aurait cru qu\u2019une petite entreprise comme Exen, implant\u00e9e \u00e0 Vimenet et partie de rien, devienne une r\u00e9f\u00e9rence nationale dans l\u2019expertise de l\u2019environnement en g\u00e9n\u00e9ral et de la biodiversit\u00e9, en particulier. Mieux, elle est hyper sp\u00e9cialis\u00e9e dans le comportement de la chauve-souris.<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p><strong>C<\/strong>ette aventure extraordinaire est partie de Yannick Beucher. Aujourd\u2019hui, le fondateur et g\u00e9rant est \u00e0 la t\u00eate d\u2019une vingtaine de salari\u00e9s (28, l\u2019\u00e9t\u00e9 avec les saisonniers). Cette r\u00e9ussite est bas\u00e9e sur l\u2019amour des esp\u00e8ces animales et leur observation. Exen travaille sur l\u2019impact des infrastructures sur les chauves-souris. \u00ab<em> Il faut savoir que 80 % des impacts provenant des \u00e9oliennes touche la faune volante. Au d\u00e9but, nous avions \u00e9tudi\u00e9 ces impacts sur les oiseaux, aujourd\u2019hui nous nous apercevons que les chauves-souris sont les plus touch\u00e9es. Les rapaces et les chauves-souris sont tu\u00e9s par collision avec les \u00e9oliennes, par barotraumatisme <\/em>\u00bb, explique Yannick Beucher. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est en r\u00e9alit\u00e9 un accident touchant les tissus les organismes vivants. Il est caus\u00e9 par un changement de pression des gaz dans le corps. C\u2019est en observant ces accidents qu\u2019Exen comprends mieux les relations des causes \u00e0 effet entre les structures b\u00e2ties par l\u2019homme et la destruction des esp\u00e8ces autochtones ou end\u00e9miques.<\/p>\n\n\n\n<p>Exen travaille \u00e9galement sur la construction des ponts, des ouvrages, du photovolta\u00efque, des routes et autres projets qui affectent la faune sauvage. \u00ab <em>Nous comprenons mieux quelles esp\u00e8ces sont menac\u00e9es par les \u00e9oliennes et quels comportements, ils adoptent suite au changement induit dans leur environnement <\/em>\u00bb, souligne Yannick Beucher. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9tudes men\u00e9es et les informations collect\u00e9es permettent \u00e0 Exen d\u2019alimenter une banque de donn\u00e9es construisant l\u2019historique et le suivi de ces impacts sur les esp\u00e8ces volantes. Cette expertise, d\u2019une quinzaine d\u2019ann\u00e9es fait de l\u2019entreprise aveyronnaise une pointure, dans le domaine. \u00ab <em>Nous nous sommes sp\u00e9cialis\u00e9s dans la<\/em><em> recherche de solutions et dans les grands types de risque. Nous avons d\u00e9couvert, par exemple, qu\u2019en faisant diminuer de 1 \u00e0 2% la production d\u2019\u00e9nergie, nous obtenons un gain pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 95% de la biodiversit\u00e9<\/em> \u00bb, ajoute le chercheur.<\/p>\n\n\n\n<p>Exen s\u2019est aussi aper\u00e7u que \u00ab <em>les grands rapaces qui n\u2019ont pas de pr\u00e9dateurs, n\u2019ont pas peur <\/em>\u00bb. Ce sont \u00ab <em>des paquebots, qui \u00e0 l\u2019approche des \u00e9oliennes ont du mal \u00e0 s\u2019en \u00e9loigner rapidement et vont en g\u00e9n\u00e9ral dedans<\/em> \u00bb. \u00ab <em>L\u2019id\u00e9e est de pouvoir adapter la pr\u00e9sence de l\u2019oiseau et d\u2019arr\u00eater les machines, \u00e0 temps<\/em> \u00bb.&nbsp; Ce sont ce genre de d\u00e9couvertes qui font d\u2019Exen est une r\u00e9f\u00e9rence, en mati\u00e8re de pr\u00e9vention.<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00f4le de l\u2019entreprise s\u2019envisage en amont, \u00e9galement. L\u2019exemple du parc de Lapanouse-de-Cernon est parlant. \u00ab <em>Le parc \u00e9tait \u00e0 l\u2019arr\u00eat, suite \u00e0 une pol\u00e9mique. Nous avons \u00e9t\u00e9 missionn\u00e9s pour le faire fonctionner, tout en ma\u00eetrisant les risques<\/em> \u00bb, confie l\u2019\u00e9cologue. Pendant les deux ann\u00e9es d\u2019\u00e9tude, Exen s\u2019est servi de cam\u00e9ras de d\u00e9tection de drones pour simuler les animaux volants. \u00ab <em>Aujourd\u2019hui, le parc a bien red\u00e9marr\u00e9, avec toute une s\u00e9rie de mesures de r\u00e9duction de risques de collision des grands rapaces<\/em> \u00bb, se f\u00e9licite le chercheur..<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><strong>Yannick BEUCHER &nbsp;<\/strong><\/h1>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>un \u00e9cologue passionn\u00e9 de chauves-souris<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Une ma\u00eetrise biologie en poche, Yannick Beucher s\u2019est lanc\u00e9 dans la vie comme ing\u00e9nieur agricole. A la faveur d\u2019un licenciement \u00e9conomique, il se monte tout seul, \u00e0 Vimenet, gr\u00e2ce aux aides pour les cr\u00e9ations d\u2019entreprises. \u00ab <em>C\u2019\u00e9tait 2003, et le d\u00e9partement de l\u2019Aveyron \u00e9tait l\u2019un des premiers en France, \u00e0 voir s\u2019installer des \u00e9oliennes \u00bb<\/em>, se rem\u00e9more le jeune chercheur. C\u2019est alors le d\u00e9but de l\u2019aventure qui l\u2019am\u00e8nera \u00e0 devenir \u00e9cologue, un scientifique sp\u00e9cialiste de l\u2019\u00e9cologie. De fil en aiguille, il devient sp\u00e9cialiste des chiropt\u00e8res (la famille des chauves-souris). \u00ab <em>C\u2019est encore le dernier domaine o\u00f9 l\u2019on peut encore faire des d\u00e9couvertes biologiques<\/em> \u00bb, confie le chercheur. Une assertion qui s\u2019est av\u00e9r\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab <em>Jusqu\u2019en 2006, on pensait que la chauve-souris \u00e9tait uniquement herbivore. En 2016, on d\u00e9couvre qu\u2019elle est carnivore. Gr\u00e2ce \u00e0 nos recherches, nous en avons trouv\u00e9 ici \u00e0 Saint-Geniez d\u2019Olt <\/em>\u00bb, souligne celui a fond\u00e9 une association qui a pour objet l\u2019observation de la chauve-souris. Yannick Beucher et ses amis adh\u00e9rents (la majorit\u00e9 sont salari\u00e9s d\u2019Exen) passent leur week-end \u00e0 la recherche de ces b\u00eates, tr\u00e8s mal connus encore. C\u2019est ainsi qu\u2019ils ont \u00ab <em>mis \u00e0 la main <\/em>\u00bb sur la grande noctule. Une chauve-souris vivant en Europe, mais mal connues. \u00ab <em>Nous avons mis un GPS d\u2019environ 3 g sur cette chauve-souris qui peut peser jusqu\u2019\u00e0 60 g. Nous nous sommes aper\u00e7u qu\u2019elle pouvait faire jusqu\u2019\u00e0 150 km, la nuit pour aller chercher \u00e0 manger. Gr\u00e2ce aux nouvelles technologies, nous pouvons aussi enregistre le son<\/em> \u00bb, admet le chercheur, qui esp\u00e8re bien faire d\u2019autres d\u00e9couvertes sur la grande noctule, notamment. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>A noter qu\u2019en 2010, le ministre de l\u2019\u00c9cologie lan\u00e7ait un appel d\u2019offres pour la r\u00e9alisation d\u2019un guide d\u2019impact. Exen se lance dans le projet et le remporte. R\u00e9sultat, aujourd\u2019hui, des entreprises allemandes, comme Kjm conseil environnement, profite de l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019entreprise aveyronnaise.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Pour en savoir un peu plus&#8230;.<\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-vimeo wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe title=\"Noctulambule\" src=\"https:\/\/player.vimeo.com\/video\/117169575?dnt=1&amp;app_id=122963\" width=\"800\" height=\"450\" frameborder=\"0\" allow=\"autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p>Film-reportage de Pascal Gaubert qui a suivi en 2013 l&rsquo;\u00e9quipe d&rsquo;EXEN et de Chauve-souris Auvergne \u00e0 la poursuite de la plus grande chauves-souris d&rsquo;Europe, la Grande Noctule (Noctula lasiopterus) dans le Puy de D\u00f4me. <\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s la d\u00e9couverte par EXEN du premier gite de mise-bas le 28 juin 2012, il s&rsquo;agissait en 2013 de tenter \u00e0 nouveau la recherche de la colonie pour confirmer l&rsquo;efficacit\u00e9 de la nouvelle m\u00e9thode \u00ab\u00a0EXEN\u00a0\u00bb de recherche de gite sans capture (non invasive). Il s&rsquo;agissait aussi de pr\u00e9ciser la biologie de l&rsquo;esp\u00e8ce en estimant la date de mise-bas, puis de mieux comprendre son activit\u00e9 nocturne par une op\u00e9ration de t\u00e9l\u00e9m\u00e9trie.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Les r\u00e9sultats de l&rsquo;\u00e9tude remettent en question quelques unes des connaissances initiales sur l&rsquo;\u00e9cologie de l&rsquo;esp\u00e8ce en Europe, et notamment parmi elles, l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une s\u00e9gr\u00e9gation altitudinale des m\u00e2les et des femelles en p\u00e9riode de mise bas (hypoth\u00e8se supposant l\u2019influence de conditions climatiques et notamment de la temp\u00e9rature). A plus de 1000 m d&rsquo;altitude, les colonies d\u00e9couvertes en Auvergne t\u00e9moigneraient plut\u00f4t de l&rsquo;importance d&rsquo;une alimentation particuli\u00e8re et\/ou l&rsquo;opportunit\u00e9 d&rsquo;un tr\u00e8s important r\u00e9seau de g\u00eetes arboricoles (plus de 80 loges de Pic noir) leur permettant d&rsquo;en changer tous les jours. D&rsquo;apr\u00e8s les observations, ces changements de g\u00eetes quotidiens s&rsquo;organiseraient lors de rassemblements des chauves-souris en vol au dessus d&rsquo;une m\u00eame colline chaque d\u00e9but de nuit et chaque fin de nuit, pour les deux ann\u00e9es de suivi. En fin de nuit, ces rassemblements seraient l&rsquo;occasion de comportements sociaux permettant de faire converger le groupe vers le gite choisi pour la journ\u00e9e. Bien des questions restent en suspend sur le rythme d&rsquo;activit\u00e9 nocturne, sur les territoires vitaux, les hauteurs de vols, l&rsquo;alimentation, les modalit\u00e9s de fr\u00e9quentation des g\u00eetes, ou sur ces notions d&rsquo;organisations sociales inter-groupes.<br><\/p>\n\n\n\n<p>Bref, un \u00e9chantillon de belles images de p\u00e9nombre qui couvrent quelques jours de track intensif dans la peau de chiropt\u00e9rologues passionn\u00e9s&#8230; mais des images qui ne repr\u00e9sentent que la partie \u00e9merg\u00e9e de l&rsquo;iceberg \u00ab\u00a0Grande noctule\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qui aurait cru qu\u2019une petite entreprise comme Exen, implant\u00e9e \u00e0 Vimenet et partie de rien, devienne une r\u00e9f\u00e9rence nationale dans l\u2019expertise de l\u2019environnement en g\u00e9n\u00e9ral et de la biodiversit\u00e9, en particulier. Mieux, elle est hyper sp\u00e9cialis\u00e9e dans le comportement de la chauve-souris. 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