{"id":2052,"date":"2021-03-31T09:42:47","date_gmt":"2021-03-31T07:42:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aveyronline.net\/?p=2052"},"modified":"2023-01-25T10:43:58","modified_gmt":"2023-01-25T09:43:58","slug":"camille-vezy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aveyronline.net\/index.php\/2021\/03\/31\/camille-vezy\/","title":{"rendered":"Camille V\u00c9ZY <BR>\u00ab Je veux laisser une trace, la plus lumineuse possible \u00bb"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading\">La douceur de sa voix, la couleur de ses cheveux contrastent avec sa d\u00e9termination. Une d\u00e9termination qu&rsquo;on per\u00e7oit quand elle vous plante son regard bleu, dans les yeux, comme pour vous accrocher, \u00e0 son discours.<\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"680\" src=\"https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/DSC7309-1-1024x680.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2054\" title=\"\" srcset=\"https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/DSC7309-1-1024x680.jpg 1024w, https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/DSC7309-1-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/DSC7309-1-768x510.jpg 768w, https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/DSC7309-1-1536x1020.jpg 1536w, https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/DSC7309-1-2048x1360.jpg 2048w, https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/DSC7309-1-696x462.jpg 696w, https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/DSC7309-1-1068x709.jpg 1068w, https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/DSC7309-1-632x420.jpg 632w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Camille V\u00e9zy, infirmi\u00e8re lib\u00e9rale, une des initiatrices de l&rsquo;association C\u0153ur de soignant 12.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Camille Vezy-Guillot,\u00a035 ans, est infirmi\u00e8re lib\u00e9rale. Un m\u00e9tier qu&rsquo;elle con\u00e7oit comme un vocation, toute tourn\u00e9e vers l&rsquo;\u00eatre humain. \u00ab\u00a0<em>Quand on fait ce m\u00e9tier, on rentre dans l&rsquo;intimit\u00e9 des gens. Je ne fais pas que des gestes techniques. C&rsquo;est un m\u00e9tier multidimensionnel, o\u00f9 l&rsquo;on est \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute<\/em>\u00a0\u00bb, explique la jeune femme. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;elle s&rsquo;est retrouv\u00e9e comme confidente d&rsquo;une femme battue, sur le Nord Aveyron, o\u00f9 l\u2019infirmi\u00e8re exerce son m\u00e9tier. \u00ab\u00a0<em>Un jour, j&rsquo;ai senti que cette dame voulait me parler. J&rsquo;ai pris un caf\u00e9 avec elle. Elle m&rsquo;a tout dit, sur les violences subies, depuis plusieurs ann\u00e9es. Quand elle est all\u00e9e voir les gendarmes, ils lui ont dit\u00a0: alors ma petite dame, vous ne l&rsquo;auriez pas un peu cherch\u00e9 votre mari\u00a0?\u00a0<\/em>\u00bb. Des propos qui r\u00e9sonnent encore dans la t\u00eate de la jeune femme. Elle en est encore choqu\u00e9e. Non form\u00e9e pour le traitement de ces violences, elle a eu le r\u00e9flexe de l&rsquo;orienter avec les associations de victime.<\/p>\n\n\n\n<p>De confidente, parfois elle passe \u00e0 \u00ab exutoire\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0<em>Les patients s&rsquo;\u00e9nervent contre moi, s&rsquo;agitent, mais je m&rsquo;aper\u00e7ois rapidement, qu&rsquo;ils veulent parler, tout simplement\u00a0<\/em>\u00bb. Faute de cur\u00e9s dans les campagnes, elle fait aussi office de confessionnal. \u00ab\u00a0<em>Des gens me racontent leurs histoires de familles, leurs secrets. Souvent, je ne sais pas quoi en faire. Je reste \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute, tout simplement. Je suis amen\u00e9e \u00e0 faire du relationnel entre les personnes \u00e2g\u00e9es, leurs enfants et petits-enfants qui habitent loin, tout en culpabilisant de ne pas \u00eatre avec leurs parents. Sur le Nord Aveyron, beaucoup de \u00ab\u00a0bougnats\u00a0\u00bb sont rentr\u00e9s au pays, mais une partie de la famille est rest\u00e9e \u00e0 Paris. Ces personnes \u00e2g\u00e9es sont donc isol\u00e9es<\/em> \u00bb, ajoute la jeune lib\u00e9rale. \u00ab\u00a0Il y en a qui me traitent comme leur petite fille. Ils me disent que je suis leur rayon de soleil\u00a0\u00bb, confie Camille avec un sourire de gratitude.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 les 300 km parcourus par jour, malgr\u00e9 les journ\u00e9es \u00e0 rallonge (de 6 heures \u00e0 22h), Camille V\u00e9zy trouve le moyen de s&rsquo;engager, encore plus.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;elle s&rsquo;est retrouv\u00e9e avec Christine Corail et Sylvie V\u00e9zy, deux autres soignantes \u00e0 monter l&rsquo;association <strong>\u00ab\u00a0C\u0153ur de soignant 12\u00a0\u00bb<\/strong>. Durant le confinement et par la suite, elle et ses cons\u0153urs ont v\u00e9cu des mois extraordinaires de solidarit\u00e9 et de fraternit\u00e9. Elle projette d&rsquo;ailleurs de continuer \u00e0 \u0153uvrer pour les Ehpad, les MAS, les IME&#8230;avec l&rsquo;aide du r\u00e9seau des couturi\u00e8res ind\u00e9pendantes. Elles continueront aussi la collecte de jouets pour les offrir aux enfants d\u00e9favoris\u00e9s par la vie. Elles ont bien d&rsquo;autres projets en cours, dans leur hotte de M\u00e8res No\u00ebl.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00e8re de deux enfants, Camille V\u00e9zy donne son compter. Car ce qui l&rsquo;anime, c&rsquo;est de \u00ab\u00a0<em>laisser une trace, la plus lumineuse possible. Je veux donner le meilleur de moi, avant de partir<\/em>\u00a0\u00bb, se projette la jeune femme. A 35 ans, elle se sait mortelle. Alors elle vit intens\u00e9ment. L&rsquo;\u00e9nergie de son \u00e2ge et de ses convictions lui font accomplir des miracles. C&rsquo;est humanisme et avec son intuition qu&rsquo;elle va vers les gens, \u00ab\u00a0les humains\u00a0\u00bb, comme elle les appelle affectueusement. Elle est toujours dans un \u00e9lan, \u00e0 la recherche d&rsquo;un pacte d&rsquo;alliance pour soigner les blessures visibles et invisibles.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>Plus d&rsquo;infos sur l&rsquo;association : <strong><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/groups\/613221282707656\" target=\"_blank\" aria-label=\"cliquez-ici (opens in a new tab)\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\" class=\"rank-math-link\">cliquez-ici<\/a><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La douceur de sa voix, la couleur de ses cheveux contrastent avec sa d\u00e9termination. Une d\u00e9termination qu&rsquo;on per\u00e7oit quand elle vous plante son regard bleu, dans les yeux, comme pour vous accrocher, \u00e0 son discours. Camille Vezy-Guillot,\u00a035 ans, est infirmi\u00e8re lib\u00e9rale. Un m\u00e9tier qu&rsquo;elle con\u00e7oit comme un vocation, toute tourn\u00e9e vers l&rsquo;\u00eatre humain. \u00ab\u00a0Quand on [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":2053,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1134],"tags":[332,334,333,324],"class_list":["post-2052","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-sante-bien-etre","tag-infirmiere-liberale","tag-camille-vezy-guillot","tag-coeur-de-soignant-12","tag-femme"],"views":219,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.aveyronline.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2052","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.aveyronline.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.aveyronline.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aveyronline.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aveyronline.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2052"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/www.aveyronline.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2052\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2076,"href":"https:\/\/www.aveyronline.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2052\/revisions\/2076"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aveyronline.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2053"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.aveyronline.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2052"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aveyronline.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2052"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aveyronline.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2052"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}