{"id":563,"date":"2020-05-17T19:30:01","date_gmt":"2020-05-17T17:30:01","guid":{"rendered":"http:\/\/www.aveyronline.net\/?p=563"},"modified":"2020-05-19T00:38:22","modified_gmt":"2020-05-18T22:38:22","slug":"touroulis-le-1er-teaser","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aveyronline.net\/index.php\/2020\/05\/17\/touroulis-le-1er-teaser\/","title":{"rendered":"TOUROULIS  &#8211; le 1er Teaser&#8230;"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-embed-vimeo wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe title=\"TOUROULIS le teaser\" src=\"https:\/\/player.vimeo.com\/video\/366550286?dnt=1&amp;app_id=122963\" width=\"800\" height=\"450\" frameborder=\"0\" allow=\"autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br>Teaser de pr\u00e9sentation du prochain film de Denis Poracchia (<a href=\"https:\/\/www.aveyronline.net\/index.php\/2018\/04\/17\/denis-poracchia-deau-et-de-lumiere\/\" class=\"rank-math-link\">son portrait<\/a>) et St\u00e9phane Sichi, Le TOUROULIS. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une ballade des contreforts du Larzac aux falaises de Salles la source, des images vue de dessus, de dessous des Causses que nous traverserons : Le Larzac, Severac et Causse-Comtal&#8230; <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sortie pr\u00e9vue DEBUT 2021&#8230;  <br>Plus d&rsquo;informations \u00e0 venir : <a href=\"http:\/\/www.touroulis-lefilm.com\" class=\"rank-math-link\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">www.touroulis-lefilm.com<\/a><\/p>\n\n\n\n<!--nextpage-->\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"851\" height=\"315\" src=\"https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/FbK-Band01.jpg\" alt=\"image extraite du Teaser : Dolmen sur le Causse - commune de Salles la source\" class=\"wp-image-594\" title=\"\" srcset=\"https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/FbK-Band01.jpg 851w, https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/FbK-Band01-300x111.jpg 300w, https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/FbK-Band01-768x284.jpg 768w, https:\/\/www.aveyronline.net\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/FbK-Band01-696x258.jpg 696w\" sizes=\"(max-width: 851px) 100vw, 851px\" \/><figcaption>Dolmen sur le Causse-Comtal <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Synopsis du film :<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Touroulis ou la vie secr\u00e8te des causses<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Fin juillet, aire du Caylar. La ruche des vacanciers bat son plein autour des commerces install\u00e9s \u00e0 leur intention. Le va-et-vient incessant des automobiles entrant et sortant des tunnels du pas de l&rsquo;escalette trouve leur \u00e9cho p\u00e9destre de leurs \u00e9quipages tournant autour de la caf\u00e9t\u00e9ria, des boutiques ou des toilettes de l&rsquo;aire. D&rsquo;autres pr\u00e9f\u00e8rent poursuivre leur route, traverser d&rsquo;un trait le plateau du Larzac\u2026 et s&rsquo;arr\u00eater \u00e0 son autre bord, sur l&rsquo;aire du viaduc de Millau, avant de sauter la vall\u00e9e du Tarn comme en volant du causse vers les plateaux du L\u00e9vezou, du calcaire \u00e0 la silice.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Non loin de l\u00e0, non loin m\u00eame du village du Caylar, derri\u00e8re cet amas de roche o\u00f9 les hommes ont plant\u00e9 une croix comme \u00e0 leur habitude, pr\u00e8s d&rsquo;un champ quelque peu d\u00e9laiss\u00e9 par les troupeaux, Touroulis fait une pause. Ses grands yeux de chouette mi-clos, comme \u00e9coutant la terre. Touroulis, c&rsquo;est un oiseau, l&rsquo;oedicn\u00e8me criard, de la famille des burhinid\u00e9s. Ils ne sont pas rares sur Terre, Touroulis compte des cousins au P\u00e9rou, en Inde, au S\u00e9n\u00e9gal, en Australie. En Iran, les po\u00e8tes c\u00e9l\u00e8brent m\u00eame son chant. Mais en Europe, en France et ici, sur le Larzac et les causses aveyronnais, il dispara\u00eet. Il en resterait moins d&rsquo;une centaine \u00e0 y vivre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pourtant, il est un des habitants end\u00e9miques de ces terres calcaires, il roule autant les \u00ab&nbsp;R&nbsp;\u00bb dans son chant que les vieux humains du coin. Ce sont ces m\u00eames vieux, qui antan \u00e9coutaient son chant et \u00e0 pr\u00e9sent menacent son existence. Pr\u00e8s des friches de l&rsquo;homme et de ses p\u00e2turages, Touroulis se sentaient \u00e0 l&rsquo;abri des pr\u00e9dateurs, mais avec les pesticides, les d\u00e9rangements, l&rsquo;urbanisation, l&rsquo;abandon du pastoralisme, tout est devenu plus chaotique pour celui que l&rsquo;on nomme aussi courlis de terre. Ici, on l&rsquo;appelle Touroulis. Cette ann\u00e9e, il n&rsquo;a pas trouv\u00e9 de belle pour pondre des enfants. Sinon \u00e0 cette \u00e9poque, la qui\u00e9tude de Touroulis serait un peu plus troubl\u00e9e par ses petits qui se pr\u00e9parent \u00e0 voler.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0La qui\u00e9tude, c&rsquo;est bien ce que recherche cet oiseau atypique, qui pr\u00e9f\u00e8re marcher sur ses pattes d&rsquo;\u00e9chassier que voler. Ce qu&rsquo;il fait, mais la nuit. En toute discr\u00e9tion. Discret le jour, discret la nuit, \u00ab<em>\u00a0pour vivre heureux vivons cach\u00e9\u00a0<\/em>\u00bb, croyait-il. Pos\u00e9 sur le sol, immobile, Touroulis entend d&rsquo;une ou\u00efe distraite l&rsquo;intense activit\u00e9 automobile autour de l&rsquo;aire du Larzac. Il l&rsquo;entend, mais il ne l&rsquo;\u00e9coute pas. Pos\u00e9 sur le sol, immobile, ses longues pattes repli\u00e9es, il \u00e9coute plut\u00f4t cette sorte de ronronnement sous la pierre calcaire du Larzac. Un bruit comme du sang coulant dans une art\u00e8re, comme un m\u00e9tro mais \u00e0 2000 lieues des pens\u00e9es des hommes, une course fluide qui donne toute sa vie dans ces r\u00e9gions qui seraient sinon hostiles. L&rsquo;eau. L&rsquo;eau qui roule sous le Larzac, et le causse qui devient r\u00e9servoir de vie, sinon matrice de toute flore et de toute faune, m\u00e8re avant la m\u00e8re, qui sourd et court comme un frisson sous le ventre de Touroulis. Partout o\u00f9 cette eau sort des entrailles des causses na\u00eet la vie. Que ce soit pr\u00e8s de l\u00e0, au cirque de Navacelles avec la Vis dessinant ses lacets vers la Mer M\u00e9diterran\u00e9e, l\u00e0-bas avec la Sorgue dont les eaux iront de rivi\u00e8re en fleuve jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;oc\u00e9an Atlantique, ou plus au nord de l&rsquo;Aveyron en sortant en ruisseaux tout autour de Salles-la-Source. Autant d&rsquo;eau sous les causses, sous leur aust\u00e8re carapace calcaire, qui berce la qui\u00e9tude de Touroulis, le ventre pos\u00e9 sur la terre et la pierre, mais aussi qui semble diriger ses courses terrestres, d&rsquo;un endroit \u00e0 un autre, et jusqu&rsquo;\u00e0 ses vols de nuit qu&rsquo;il entreprend vers ses points de nidification ou de rassemblement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette nuit, Touroulis s&rsquo;envolera justement vers Salles-la-Source. Pas d&rsquo;un trait, lentement, d&rsquo;un point \u00e0 un autre, comme pour visiter ce d\u00e9partement o\u00f9 il est n\u00e9 il y a 12 ans. Le visiter peut-\u00eatre une derni\u00e8re fois&nbsp;: il se fait vieux maintenant, et au printemps prochain, peut-\u00eatre ne reviendra-t-il pas. Traverser encore une fois l&rsquo;Aveyron, et surtout ses causses, sa faune et sa flore, ses troupeaux de mouton, ses villages des hommes blottis comme ses nids dans un creux du causse ou \u00e0 l&rsquo;inverse fi\u00e8rement perch\u00e9s sur un promontoire, Saint-Jean d&rsquo;Alcas, La Couvertoirade, Rodelle, Bozouls, Muret-le-Ch\u00e2teau, avec parfois ces hommes qui s&rsquo;accrochent encore comme lui au bon vieux temps d&rsquo;alors, taillant la vigne, labourant ou p\u00e9chant, ou ceux qui jouent dans ses d\u00e9cors, dans ses gorges et ses entrailles ou sur ses falaises\u2026 Oui, Touroulis encore une fois jettera ses yeux de chouette sur ce monde qu&rsquo;il habite, mais pour l&rsquo;instant, le ventre pos\u00e9 sur terre, immobile, go\u00fbter au soleil en paix.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une ombre passe au-dessus de Touroulis&nbsp;: un vautour fauve. Pas vraiment un ami, mais autrement plus chanceux que lui. Aujourd&rsquo;hui l&rsquo;homme s&rsquo;occupe du charognard, et fait en sorte qu&rsquo;il ne disparaisse pas des causses.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Alors que lui, <strong>Touroulis<\/strong>, <em>l&rsquo;oedycn\u00e8me criard<\/em> qui chante au cr\u00e9puscule, dispara\u00eet.<br>Sans un bruit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right wp-block-paragraph\">Laurent Roustan<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Teaser de pr\u00e9sentation du prochain film de Denis Poracchia (son portrait) et St\u00e9phane Sichi, Le TOUROULIS. 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