Les Sales bobines
le podcast qui fait du bien avec le mal, revient pour une deuxième saison...
Films cultes, séries B, œuvres oubliées, horreur, fantastique et sorties récentes : le podcast aveyronnais Sales Bobines revient avec une nouvelle formule. Pour cette deuxième saison, Julie, Sacha et Clément proposent désormais deux rendez-vous par mois afin d’explorer, avec passion et sans excès de sérieux, les marges du septième art.
Derrière les monstres, un cinéma qui interroge notre époque
Il y a les films consacrés par l’histoire officielle du cinéma. Et puis il y a les autres : ceux que l’on découvrait autrefois au fond d’un vidéoclub, les séries B inventives, les nanars attachants, les films d’horreur censurés, les expériences radicales et les œuvres devenues cultes après avoir été ignorées ou méprisées.
C’est sur ce territoire que s’aventure Sales Bobines. Le podcast défend un cinéma de genre qui ne se résume pas aux monstres, aux effets spéciaux ou aux effusions de sang. Derrière l’horreur, le fantastique, la science-fiction et le cinéma d’exploitation se cachent souvent des œuvres politiques, contestataires et profondément liées à leur époque.
Le projet est né de la rencontre de trois passionnés aveyronnais aux parcours complémentaires. Julie Costes, professeure de français et lectrice passionnée de H. P. Lovecraft, Sacha Lopez, issu de l’univers du livre et impliqué dans la programmation de séances cultes, et Clément Drapeau, professeur de philosophie et auteur dans les univers du manga et de la fantasy, ont trouvé dans le podcast un espace pour confronter leurs regards.
Avec l’appui de Stéphane Sichi, éditeur et réalisateur, leurs discussions ont progressivement pris la forme d’une émission structurée, capable de conserver la liberté et la spontanéité de leurs échanges tout en proposant aux auditeurs de véritables clés de lecture.
Dès l’origine, l’objectif était clair : faire découvrir des films parfois méconnus, dépasser les premières impressions et comprendre ce qui se joue derrière des œuvres souvent considérées comme mineures.
« Le but, c’est de faire découvrir des films que personne ne connaît, qui semblent parfois sans intérêt, et de les analyser. L’intérêt d’être trois est d’échanger, de débattre, de se confronter et de parler de ce qui est réussi ou raté », expliquent les créateurs du podcast.
Un cinéma libre, populaire et contestataire
Au fil des décennies, le regard porté sur le cinéma de genre a profondément changé. Longtemps relégués à la marge, certains films d’horreur, thrillers ou récits fantastiques ont gagné une véritable reconnaissance critique.
Des réalisateurs comme Dario Argento, John Carpenter, George A. Romero, David Cronenberg ou Sam Raimi ont démontré que le genre pouvait être un formidable laboratoire esthétique, mais aussi un moyen particulièrement efficace d’interroger la société.
Les zombies de Romero parlent de consumérisme et de rapports sociaux. Les films de Carpenter mettent en scène la défiance envers les institutions et les mécanismes de domination. Le cinéma de Cronenberg explore les transformations du corps, les technologies et nos angoisses les plus intimes. Derrière les créatures, les possessions, les mutations ou les invasions se dessine ainsi une autre manière de raconter le monde.
C’est cette profondeur, souvent dissimulée sous le spectaculaire, que Sales Bobines cherche à mettre en lumière. Le podcast rappelle que le cinéma de genre peut être populaire sans être simpliste, divertissant sans renoncer à la réflexion et excessif tout en portant un véritable regard d’auteur.
Chaque épisode revient sur la fabrication d’un film, son contexte, ses influences et sa réception. Julie, Sacha et Cléments’intéressent autant aux réussites qu’aux maladresses, aux œuvres aujourd’hui reconnues qu’aux productions à petit budget dont l’inventivité compense largement le manque de moyens.
Le ton reste libre, accessible et volontairement éloigné d’une critique académique. Les désaccords font partie de l’émission : chacun peut défendre un film mal aimé, pointer les limites d’une œuvre culte ou reconnaître les qualités inattendues d’un authentique nanar.
Car derrière leur apparente légèreté, ces films se révèlent souvent plus profonds qu’il n’y paraît. Ils permettent de sortir des clichés, de questionner les normes et d’aborder autrement les peurs, les tensions et les transformations de notre société.
Deux rendez-vous par mois pour la deuxième saison
Pour sa deuxième saison, Sales Bobines adopte un nouveau rythme avec deux podcasts par mois, soit vingt-quatre épisodes au cours de l’année.
Le 15 de chaque mois, Julie, Sacha et Clément s’intéresseront à une œuvre en lien avec l’actualité : sortie en salle, nouveauté en vidéo à la demande ou série récemment arrivée sur une plateforme. Ce premier rendez-vous permettra de réagir aux nouvelles propositions du cinéma de genre et d’observer la manière dont celui-ci continue de se renouveler.
Le 30 du mois, le podcast se tournera vers le patrimoine. L’occasion de ressortir les vieilles cassettes, de réveiller quelques monstres oubliés et de redécouvrir un classique, une série B, un film maudit ou une pépite injustement restée dans l’ombre.
Cette alternance entre actualité et patrimoine permettra de faire dialoguer les générations. Les cinéastes contemporains ont souvent grandi avec les films de Carpenter, Argento, Cronenberg ou Raimi. La génération nourrie à Evil Dead est désormais passée derrière la caméra, créant des passerelles permanentes entre les classiques et les nouvelles formes du cinéma.
Autour des micros, Julie, Sacha et Clément prolongent cette exploration sans prétention, mais avec passion. Analyses sincères, souvenirs de spectateurs, informations sur les tournages, débats et anecdotes improbables composent une émission destinée aussi bien aux amateurs avertis qu’aux curieux souhaitant sortir des sentiers battus.
Une nouvelle identité graphique signée Grégory Lê
Cette deuxième saison s’accompagne également d’une nouvelle identité graphique, spécialement créée pour le podcast par Grégory Lê.
Illustrateur et graphiste indépendant depuis 2005, il développe un univers fortement nourri par la bande dessinée, le fantastique et le cinéma de genre. Il a notamment réalisé les affiches des Nuits Bis du cinéma La Scala de Thionville et, de 2019 à 2023, celles de La Nuit Nanarland organisée au Grand Rex à Paris.
L’équipe de Sales Bobines est particulièrement heureuse et honorée qu’il ait accepté d’imaginer le nouvel univers visuel de cette deuxième saison. Une identité qui traduit pleinement l’esprit du podcast : sombre, décalé, populaire et joyeusement irrévérencieux.
Le travail de Grégory Lê est à découvrir sur gengiskahn-artwork.com.
Les épisodes de Sales Bobines sont disponibles sur Aveyronline.TV, sur le site sales-bobines.com et sur les principales plateformes de podcasts. Les auditeurs peuvent choisir leur plateforme habituelle et s’abonner gratuitement afin de recevoir chaque nouvel épisode dès sa publication.





